« Gestes clairs et gestes sombres »

Comment faire écrire un texte qui existe aussi fort que la danse – un spectacle était prévu cette année-là encore – qui ne la paraphrase pas, et qui ne soit pas non plus illustré par elle ? Qui soit vraiment l’occasion d’une rencontre à part égale ? Je souhaitais aussi répondre à la thématique envisagée par Céline, telle qu’elle l’avait exposée dans sa déclaration d’intention :

« Le projet s’articule autour de la pratique de la danse et de l’écriture poétique. Il s’agit de faire se rencontrer ces deux univers de création. Sans parler de thématique, nous axerons le travail autour du rapport danses contemporaines et danses traditionnelles en lien avec les racines des enfants, de leurs parents. Il s’agit de voir comment on peut revisiter des éléments appartenant à une mémoire personnelle, familiale ou générationnelle dans des écritures chorégraphiques et poétiques contemporaines.

L’écriture part toujours du corps et des souvenirs réels ou imaginaires de nos lieux d’origines ou des lieux que nous nous créons.

L’atelier sera aussi en lien avec le thème du Printemps des poètes : Eloge de l’autre. Dans l’écriture et la danse, l’autre apparaît toujours en regard de soi… »