Il s’agit d’un court métrage réalisé par Antoine Vaton en liaison avec le travail de Catherine Henri ( professeur le lettres ) et Jean-Camille Sormain ( comédien). Le film présente le travail d’une classe de première d’adaptation STI du lycée Louis Armand sur le poème de Blaise Cendrars, La prose du Transsibérien. Le but était de faire entrer les élèves dans une partie du programme, la poésie, qui leur paraissait, a priori, très éloignée de leurs préoccupations. Le choix de l’œuvre de Cendrars s’est imposé assez vite, après quelques lectures du professeur. Ce poème du voyage et de l’exil est entré en résonance avec la biographie de certains d’entre eux. D’autre part, le motif du train, qui est au coeur du texte, puisque la machine engendre la musique des mots et les images, concordait avec leur option – électrotechnique – qui les détermine à travailler dans ce domaine. Il a été décidé que le transsibérien avait quelque chose à voir avec le métro aérien qui permet de voyager dans un Paris multiple. Le texte a été coupé ( il est très long), découpé comme un oratorio ( il y a des solos et des chœurs), les élèves l’ont appris par cœur et ont travaillé avec Jean Camille Sormain pour se l’approprier. Le montage alterne les plans de la ville vue du métro et des élèves qui disent le texte dans le lycée. Le projet a été réalisé très rapidement, avec des moyens très légers, et un petit financement. Le projet initial était plus ambitieux , mais aurait nécessité davantage de temps , et d’argent. Tel qu’il est, il est la trace d’un travail qui a donné aux élèves un accès à un texte riche et difficile ainsi qu’une image d’eux-mêmes dont ils sont fiers, à juste titre.