Parution du dernier livre d’Ariane Dreyfus, « La lampe allumée si souvent dans l’ombre », que publient les éditions Corti et qui sera en librairie. Il s’agit d’un livre de réflexions, inédites ou tirées d’articles et d’entretiens, que pourrait résumer cette phrase de Colette : « Renaître n’a jamais été au-dessus de mes forces ». Ce livre est en effet celui des renaissances sans cesse tentées, par moi et par d’autres, là est son unité.

Livre de survie tout autant que d’admiration pour d’autres écrivains, mais aussi des chorégraphes, des musiciens, des cinéastes.

4ème de couverture

Si j’avais été la seule à parler ma langue, jamais je n’aurais écrit. Il n’y a pas que les baisers pour se mêler par la bouche, par la gorge, par toute la vie. « Et maintenant écoutez-moi bien (c’est Pasternak qui fait ainsi parler Jivago). L’homme présent dans les autres, c’est cela justement qui est l’âme de l’homme.Voilà ce que vous êtes, voilà ce qu’a res- piré, ce dont s’est nourrie, ce dont s’est abreuvée toute sa vie votre conscience ». Mourir est toujours possible, plusieurs fois par jour même.Alors je prends un livre comme on allume une lampe, et si l’ami que j’y trouve n’en est pas moins invisible, mon cœur au moins revient à lui, les mains bougent au-devant des visages. Je les regarde bouger. On ne peut pas savoir à l’avance comment la poésie sera, elle attend de voir où nous tombons, et comment nous nous relevons.