Antigone savait qu’elle allait affronter la mort. On voyait qu’elle aimait la vie et que son désir n’était pas de la perdre, mais de la donner.  Henry Bauchau (1958).

Après avoir suivi Œdipe pendant dix ans, Antigone repart pour Thèbes, parce que la guerre et le meurtre sont en marche entre Polynice et Etéocle, ses deux frères. Elle sait que c’est là qu’elle doit être, c’est là que son cœur bat et que se décide son destin. A Thèbes, elle va faire don d’elle-même pour les pauvres, les malades, les blessés de la guerre. Sa présence lumineuse, son cri vont traverser la ville, la transpercer. Antigone est une femme juste, intrépide et obstinée. Elle va se battre pour réconcilier ses frères, pas parce que c’est une chose possible, mais la chose à faire. Après l’assaut final, elle luttera jusqu’à la mort contre le nouveau roi Créon, pour que le corps de Polynice ne soit pas abandonné aux chiens et aux vautours.

Nous avons adapté la pièce de Sophocle et le roman d’Henry Bauchau, Antigone, pour la scène et pour l’écran.

C’est une fresque traversée d’épisodes extraordinaires où resplendissent la beauté des chevaux, l’éclat des armes dans une suite d’épreuves, de doutes, de joies et de déchirements. Nous avons choisi cette épopée pour qu’Antigone insuffle la même force aux 26 élèves de l’atelier et que son cri qui transperce Thèbes, continue à remuer le sol de la conscience que nous prenons du monde.